Depuis la traduction en créole "Gran kannal-la" (Astérix) de GOSCINNY et UDERZO, Caraïbéditions à
renouveler l'expérience avec ses partenaires. Il m'a semblé assez opportun de faire ou refaire une petite présentation de ces éditions vu que le 6ème festival international du livre et de la
bande dessinée de Saint-Denis approche à grand pas (du 6 au 13 décembre 2009). Une façon pour moi de remettre à l'honneur les oeuvres originales avant tout et tenter de faire une sorte de
promotion (rires)de ma langue vernaculaire, le créole. A l'heure ou l'on parle de numérisation, de disparition du livre tel qu'on le connait, je prends de plus en plus goût à lire et à tenir un
"bon vieux bouquin" entre mes mains. Rassurez-vous, je ne suis pas conservateur à ce point, il m'arrive aussi de lire des livres numériques gratuits (les classiques)sur internet. Mais ceux qui le
vivent comme moi savent comment c'est bon de tenir un bouquin neuf entre les mains, de humer les pages et d'avoir envie de le dévorer (au sens figuré biensûr) très vite! Ils savent aussi avec
quel entousiasme on peut relire une oeuvre de sa bibliothèque dont les pages jaunies nous rappellent de bons moments.La BD en créole est pour moi une façon originale de présenter les créoles (Martiniquais, Guadeloupéen, Guyanais, Réunionnais, etc...) au monde et à nous même qui le parlons plus que nous l'écrivons. Je trouve d'une part que c'est une forme de défit dans le sens ou l'oeuvre humoristique que constitue généralement une bande dessinée (en tout cas celles qui ont été traduites récemment), s'établit sur l'humour relative à la culture d'origine de l'auteur, ce qui est évident. Ceux qui n'auraient pas appréciés Astérix en français pourraient éventuellement l'aimer en créole! Alors, les traducteurs ont-ils cherché à retranscrire cet humour en créole, ou ont-ils tenté en respectant l'esprit de l'oeuvre originale biensûr, une adaptation relative aux cultures créoles? J'avoue au passage que "gran kannal la" ne m'a pas du tout convaincu, je n'ai pas réussi à rire en lisant le volume en créole, surtout que je n'étais pas du tout d'accord avec certaines traductions. Il faut dire que "Le grand fossé" le titre original ne fait pas parti des plus comiques d'Astérix selon moi. Par contre, "Astérix chez Rahàzhade" fait bien parti des plus comiques de GOSCINNY. je n'ai pas encore lu la traduction mais j'espère qu'elle sera à la hauteur de la version originale. Déjà un bémol, le traducteur a changé le nom de la jeune princesse indienne en passant de "Rahàzhade" à "Razade". Si c'est une adaptation je ne vois rien en créole qui justifierait le "Razade", mais ce n'est que mon avis, les noms de devraient pas être modifiés.
D'autre part, le créole qui est souvent vu par beaucoup d'entre nous aux Antilles et peut-être ailleurs, comme un dialecte vulgaire, grossier, est-il porteur d'un humour particulier au regard du monde? Les traductions favorisent-elles une meilleure appréciation du créole et permettent-elles un nouvel engouement pour la lecture, voir pour une relecture des oeuvres, dans les espaces créolophones?
On pourrait me demander pourquoi j'en fais tout une histoire alors que la traduction d'une oeuvre n'a rien de particulier.Tintin a été traduit dans de nombreuses langues, régionales, Astérix etc...Seulement, lorsqu'on connait son histoire et l'histoire de sa langue il est bon de dire que l'autorisation donnée pour la traduction des oeuvres en créole montre que les créoles sont en train d'occuper un espace culturel spécifique dans le monde alors que beaucoup paradoxalement, ne considèrent pas leur langue vernaculaire. Fort est de constater que ces travaux de traduction rentre dans le cadre de la défense des identités régionales même si ce n'est pas forcement un des objectifs des traducteurs, ni de l'éditeur. Pour Tintin par exemple, il y a eu cette volonté politique (il faut appeller un chat un chat), au travers des traductions en langues régionales qui tout comme le créole restent plus parler qu'écrite: breton et occitan pour la France; catalan et basque pour l'espagne dans un premier temps. Ensuite, en alsacien en corse etc...Maintenant, je crois qu'une production réelle d'ouvrage en créole serait une deuxième étape essentielle pour élargir le champ des lectures créoles et un moyen d'exporter nos valeurs, notre culture, notre HUMOUR !(au travers des BD). En parlant d'humour antillais, je ne cesserai de vous encourager à lire ou relire la BD de DELSHAM et ABEL: "Le retour de Monsieur Coutcha"aux éditions M.G.G, si vous le trouvez! (pas facile...)
BONNES LECTURES et VIVE LE LIVRE!
Astérix "Gran kannal la", GOSCINNY
et UDERZO, paru en février 2008
Titeuf "Chimen lavi", Zep, paru en août
2008
San Pié-Flanbwayan an,
AUCLAIR/MIGEAT, paru en février 2008
"Tintin ek sé picaros-la", HERGE, paru en
janvier 2009
"Astérix la kaz razade", GOSCINNY et UDERZO,
paru en septembre 2008
Lé prof"Tablo nwè", PICA
/ERROC, paru en octobre 2009
Le
Sainte-marie! un homme décède dans cette twingo
Les chansons de MONA ont marqué profondément mon enfance alors que je courais dans le
vieux chemin de Nord-Plage avec mes amis. Ecouter du MONA aujourd'hui me renvoie directement à cette époque de ma vie ou l'on n'avait pas encore intégré toute cette "occidentalité" dans nos vies.
Je veux dire qu'avec du recul, je trouve qu'on a perdu beaucoup de notre originalité martiniquaise, ces petites choses que je ne peux expliquer qui fait qu'on est soi-même. Pendant mon enfance,
on gueulait du MONA toute la journée, en pêchant des écrevisses, des poissons, sur la plage, lors des chasses aux lézards. Tous, on pouvait au moins chanter les refrains et une bonne partie de
ses chansons.
Il ne faudrait surtout pas que la grève serve à justifier certains propos,
certains actes menés par des gens extérieur au mouvement des syndicalistes. Le 08/02/2009, les grévistes ont fait fermer une grande surface qui avait eu la mauvaise idée d'ouvrir ses portes. Des
gens ont profité pour partir avec des cadis de courses sans payer, c'est du VOL! je serai toujours contre ce genre d'action. Il faut que cette grève aboutisse à des résultats et pour cela, il ne
faut pas perdre sa crédibilité, il faut plus de responsabilité.
La Martinique a été touché par une succession de drames passionnels du samedi 24 janvier au lundi 26 janvier.
Trois victimes de violence en trois jours! Le samedi, un homme d'une soixantaine d'années tue sa femme (Simone) à Sainte-Marie; le dimanche 25, Sandrine une femme d'une vingtaine d'années est
poursuivit par son compagnon dans la maison d'une dame âgée à Trinité. Son compagnon lui ôte la vie d'un coup de fusil et retourne l'arme sur lui. Le lundi 26, la ville de Case-Pilote a été
frappé par une scène d'une rare violence. Marie-Angèle, 43 ans, reçoit plusieurs coups de couteau de son ex-compagnon. L'homme met le feu à la maison et s'enfuit. Ses deux filles sont gravement
brûlées et très choquées.
Max RANSAY était un chanteur martiniquais très connu,
né à Saint-Pierre en 1942, il débuta sa carrière musicale à 15 ans. Il joua d'abord avec le fameux groupe "Les Léopards" ensuite sa carrière solo l'amena à parcourir le monde (Europe, Afrique,
Amériques). Son oeuvre (7 albums solos et environ 40 albums enregistrés avec des groupes) le classe comme chanteur de musique dite traditionnelle. J'ai chanté ses chansons lorsque je n'étais
qu'un gamin: "Darlagadar", "la rout chanflô" surtout! encore maintenant je continue à l'écouter et à chanter "coeur d'un homme", sa merveilleuse reprise de "la foule" d'Edith PIAF (Big
respect en passant) et bien d'autres chansons. D'autres ont essayé de reprendre ce morceaux de PIAF mais ça n'a pas été terrible. Ce que j'aimais particulièrement en lui c'était bien son
caractère de "cochon", très franc, trop pour certains! sa personnalité était mise à nue dans ces chansons. D'une voix puissante, généreuse il me comblait de joie. Je me souviens qu'avant sa mort
en novembre 2004, on lui avait fait un hommage par un concert, je n'y était pas mais j'ai regardé ce concert à la télévision, c'était merveilleux! J'ai vu à ce moment que c'était également un
homme sensible et généreux. Je me rappelle bien qu'en introduction il avait fait remarqué qu'on ne lui avait pas fait subir le même sort que Eugène MONA, reconnu lui, après sa mort. Jusqu'à
présent, les gens qui n'avaient jamais vu MONA d'un bon oeil ni écouter sa musique, ses messages, utilisent son nom pour toutes sortes de mouvements. C'est lorsqu'un Homme est vivant qu'il faut
l'apprécier à sa juste valeur pas lorsqu'il est mort, car tout Homme qui travail à besoin qu'on reconnaisse son oeuvre pour exister pleinement. Enfin...
1- L'apprenti assassin


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