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  • Caonabo
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  • 20/12/1976
  • cinéma curieux lecture sport création
  • Je suis un jeune homme très curieux, simple et plutôt sympa. J'ai étudié l'histoire mais je m'intéresse à beaucoup d'autres domaines. Je déteste la routine, l'ennui ça me rend malade! C'est pour cela que je suis un "touche à tout".

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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 21:34

paille-vibz-3-251x350-copie-1.jpg De retour sur mon blog avec comme objectif, une petite analyse du parcours d'un jeune artiste martiniquais qui semble unir plusieurs générations autour du reggae-dancehall particulièrement, et j'espère définitivement, avec son dernier album "Inflammable".

 Yoni Alpha, Paille ou l'homme Paille est facilement reconnaissable sur scène puisqu'il porte toujours un "chapo-pay" (chapeau en paille) , un symbole à mon sens de l'appartenance à la société martiniquaise. Tout à fait atypique dans le milieu dancehall, sa tenue vestimentaire est aussi représentative d'un style bien martiniquais des années 1990 (ce qu'on appelait je crois: style yéyé, lol!); un simple jean à coupe droite généralement et une chemise ou un t-shit (classique), mais surtout pas de baggie, de casquette NY et je ne sais de toutes ces choses qui n'ont rien à voir avec la Martinique. Voici un artiste, bien de chez nous, qui se démarque dans sa présentation-force est de le constater, revendicative! Paille évolue fort bien dans un courant musical qui a toujours été mal reçu par nos parents. En effet, depuis le reggae jusqu'au dancehall et même le rap, même si ce dernier est beaucoup moins représenté ici comparativement à la Guadeloupe; la musique dite "des jeunes" reste généralement associée à la drogue, à la cacophonie, à du n'importe quoi en gros.

Aujourd'hui, les jeunes parents sont les adolescents des années 1990 qui ont reçu les premières vagues de cette musique qu'on appelait RAGGAMUFFIN issue de la Jamaïque. Ceux là même doivent se rappeller que plus jeunes, il était interdit d'écouter Bob Marley dans certains foyers, alors même que les aînés des années 60 avaient déjà été touché par les chansons de Marley, Alpha Blondy et d'autres. Ainsi, les jeunes d'aujourd'hui écoutent plus facilement la dancehall, car tolérée (en partie) par les jeunes parents. 

Paille semble se retrouver dans une posture particulière, puisqu'il représente finalement un dernier aboutissement d'un travail mené par de nombreux artistes dont il rend hommage régulièrement: ceux du groupe metal sound, Mc janic (d'ailleurs sur le dernier album, le morceau "rèd son" s'appuie sur un riddim ancien Ragga Local sur lequel mc Janic chantait "samdi swè", Skanky "fièr di èt nwè") et bien d'autres encore, connus et moins connus. Je souligne que les femmes ont également joué un rôle important dans la construction d'une dancehall signée d'une expression bien Antilles françaises: Queen levy Culture, Frédérica Aratus, Carole, P.Lover, Sister Marlène ect...

 

Au début, il fallait passer par le sound system pour faire ses preuves. Je voudrais également rappeller que l'un des pionniers du dancehall martiniquais à mon avis, est un homme qui passait dans toutes les fêtes patronales chanter son raggamuffin que personne ne connaissait: Ras Bobine!

Ainsi, il y a effectivement une réussite dans cette mission qui contribue à donner une meilleure image de ce courant musical, tout en apportant des messages forts des malaises de la société, mais aussi des messages d'espoir et d'amour. Malheureusement, un autre type de dancehall semble émerger ces dernières années, méprisant tous les efforts menés par les anciens et les nouveaux artistes comme Paille. Il s'agit d'un style hard, non structuré, dont les textes d'une pauvreté abyssale évoquent le sexe de la façon la plus obscène parfois, mettant à bas certaines pratiques restées longtemps tabous dans notre société. Ce dernier style donne ainsi raison à toutes les personnes qui voyaient la dancehall, même pas comme de la musique! mais un truc pour faire du bruit et casser les oreilles, que les voyous et les drogués écoutent. Le problème, les adolescents écoutent beaucoup ces chansons qui prônent la débauche, sur portable, mp3 et je ne sais. 

Néanmoins, face à ce sabotage d'un travail de longue haleine, je vois dans le travail de Paille non seulement, un résultat mais aussi une ouverture vers une musique beaucoup plus structurée. Il aborde des sujets(racisme, alcoolisme, violence conjugale etc...) avec beaucoup de profondeur. L'homme Paille montre également qu'il peut faire autre chose que de la dancehall, par exemple du zouk "Révé" sur son dernier album "Inflammable" mais là encore pas le zouk "soley ka chofé! la pli ka tonbé!"non! un zouk avec un texte fort mettant en exergue un sentiment profond d'amertume et d'espoir malgré tout, chez certains jeunes adultes qui luttent à leur échelle, qui désespèrent, qui reprennent des forces pour un bien vivre chez soi.  Il montre également son indépendance au faststyle (chant à débit rapide) qu'il utilise généralement.

Paille est aussi dans le courant musical dans lequel il se produit, un chanteur de reggae-dancehall diplômé, chose vraisemblablement nouvelle dans le milieu. En tout cas, les médias portent un regard particulier sur cette facette. Je crois d'ailleurs que sa posture au regard des médias et de certains intellectuels qui l'observent, rendra son travail de plus en plus difficile. Son discours n'est pas le discours d'un artiste mais bel et bien celui d'un militant  qui, si j'ai bien compris, a l'espoir d'un début de changement vers le meilleur, à partir d'une ré-appropriation de l'espace, de la culture, du vivre bien chez soi et surtout d'un amour profond pour la Martinique.

Paille ou l'homme Paille semble assumer ses prises de positions politiques. S'il n'est pas au service, ni sous l'influence d'un quelconque parti politique, il n'est point un homme de paille...Je porterai une attention particulière à ses actions si jamais il embrasse une carrière politique, surtout lorsque je l'entends critiquer durement l'immobilisme des élus!

Pourra t-on un jour casser les jeux politiques et certaines stratégies économiques? Une paire de couilles ou une paire d'ovaires serait-elle suffisante pour relever un tel défit?

Discographie:

2007: Mots pour maux

 
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2011: Inflammable
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Si vous aimez, ACHETEZ!! Ne COPIEZ pas!
 
 
Par caonabo - Publié dans : Talents d'ici et d'ailleurs
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Lundi 14 mars 2011 1 14 /03 /Mars /2011 18:31

carte-grand-riviere.jpg La commune de Grand-Rivière est située au Nord-Est de la Martinique, à 72 km de Fort-de-France. Cette petite bourgade fut parmi les dernières communes à être fondées (fin XVIIIe siècle); à l'embouchure de la Grande Rivière. Elle s'étend sur 16,6 km2 pour une population légale de 761 habitants (année 2008-INSEE), soit une densité de 46 hab/km2. Face au canal de la Dominique, on ne peut rejoindre la ville du Prêcheur que par voie de mer ou par un sentier surtout utilisé par les randonneurs. Les falaises abruptes d'environ 200 m dominent Grand-Rivière et semblent presque l'isoler du "monde". De ce fait, la ville est principalement tournée vers la mer. L'économie repose sur la pêche, l'agriculture et le tourisme.17860_1209488208427_1565395429_30573071_5403174_n.jpg


 

 

 

Le conseil général de la Martinique avec biensûr l'aide des capitaux européens a mené pendant plusieurs mois un vaste projet d'aménagement d'un nouveau port à Grand-Rivière. Ce projet vise une amélioration des conditions de travail des pêcheurs en apportant des infrastructures modernes tout en essayant dit-on de sauvegarder le paysage "naturel". On suppose bien que tant d'argent n'a pas été déboursé pour le simple confort de quelques marins-pêcheurs d'une ville isolée qui voit sa population diminuée inéluctablement.


Voir: http://www.cartesfrance.fr/carte-france-ville/population_97211_Grand%27Riviere.html


Il sagit également de développer le transport maritime, la plaisance, et le tourisme de manière générale pour un développement effectif de la commune mais aussi des communes avoisinantes et par extension, la Martinique entière. Soulignons quand même qu'il y avait un souci de sécuriser les manoeuvres des pêcheurs qui rencontraient de nombreuses difficultés avec l'ensablement de l'ancien port( largement plus modeste). La côte Nord-Atlantique est périlleuse, la houle est abondante et la mer capricieuse. Je me souviens encore qu'il y a quelques années, les jeunes de la ville pratiquaient du surf aux abords de l'ancien port; spectacle impressionnant pour les visiteurs!

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Le nouveau port offre un spectacle impressionnant par son positionnement dans l'environnement. Il offre aussi une vue imprenable sur la ville, l'océan et les impressionnantes falaises. Pourtant, le cauchemard des pêcheurs est revenu dans ce nouveau port : l'ensablement! Il y a une véritable plage dans le port, le niveau de l'eau a baissé vraisemblablement. Les traces laissée par la mer en témoignent. J'estime une perte d'environ 50 à 60 cm. Les pêcheurs ont beaucoup de mal à manoeuvrer à l'entrée du port et ils mettent leurs embarcations en danger.

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Voir: http://www.martinique.franceantilles.fr/actualite/une/l-ensablement-du-port-preoccupe-les-marins-pecheurs-03-01-2011-97287.php


Cette situation est inquiétante pour la pêche mais aussi pour tous les objectifs escomptés au travers de cet ouvrage. On peut tout critiquer mais face à un tel effort, on a tout intérêt à pouvoir profiter pleinement d'un outil comme ce port! Il est bon d'agir pour le bien de tous en se trompant parfois, que de rester immobile de peur de se tromper. Je n'ai pas de réponse et j'attends_ les ingénieurs ont-ils sur-estimés leur ouvrage? Ont-ils tout mis en place pour éviter l'ensablement? Faudra t-il avoir recours régulièrement,comme auparavant, à des machine pour draguer? Ou il y aurait-il autre chose à faire au niveau du barrage pour stopper définitivement l'ensablement? Il y a des solutions mais les coûts seront-ils supportables? Que vont-ils faire maintenant pour sortir ce port moderne de l'obsolescence menaçante?
Post du 8/08/2011: Le dragage du port a été effectué en mai 2011.

(voir: http://www.cgste.mq/ports/2011_DRAGAGE_PORT_GRIV_MAI.pdf)

 

 

 

 

Port de Grand-Rivière en 3D: http://www.portdegrandriviere.com/maquettes.html

 

Par caonabo - Publié dans : Découverte
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Vendredi 24 décembre 2010 5 24 /12 /Déc /2010 17:55

p uid8823 t1213496188 ew Cet article est de mon ami Nicolas, qui a bien voulu parler sur mon site, d'un sujet qui anime les débats en ce moment: les produits phytosanitaires utilisés pour les plantations de banane qui ont contaminés nos terres et nos aliments, notamment le CHLORDECONE. Le sujet tombe à point puisqu'on est dans la période ou l'on consomme traditionnellement nos tubercules (ignames, choux de chine ect...). Le nord de la Martinique est particulièrement touchée par cette pollution des terres puisque la majorité des plantations s'y trouve. Bonne lecture à vous et un grand merci à Nicolas!

 

 

 

En Octobre 2002, des fonctionnaires de la Direction Générale de la Concurrence et de la Répression des Fraudes (DGCCRF)  saisissent, sur le port de Dunkerque, une tonne et demie de patates douces provenant de la Martinique et contenant des quantités importantes de Chlordécone.

  C’est la stupeur au sein de l’opinion publique martiniquaise car touché au niveau de « ses racines ». Qu’est-ce que le Chlordécone ? Quels sont ses effets sur ma santé et celle de mes enfants ? Existe-t-il d’autres produits phytosanitaires tout aussi dangereux ? Comment une telle chose a t’elle pu se produire ?

 

Petite histoire de cet infâme produit

 

Le Chlordécone communément  connu sous les appellations, de : Kepone, Merex, Curlone, a historiquement servi en agriculture, comme insecticide, acaricide et fongicide(1) servant à lutter contre une grande variété d’ennemis des cultures. Il a été produit pour la première fois en 1951 et lancé sur le marché américain en 1958, aux Etats-Unis, il fut disponible jusqu’en 1976.  En France, il a été vendu sous le nom commercial de Curlone de 1981 à 1993.

En Martinique il fut disponible jusqu’en 2003-2005, ce qui est assez récent.

Il a été utilisé dans le Monde à grande échelle en tant que larvicide dans les plantations de bananes pour lutter contre le charançon, mais aussi comme fongicide pour traiter la tavelure du pommier et l’oïdium et aussi contre le doryphore, le phytopte des agrumes et les vers fil de fer (larves de taupin) qui attaquent les pommes de terre, le tabac et d’autres plantes.  

C'est un polluant organique persistant, non biodégradable et dont la demi-durée de vie est évaluée, suivant les conditions, de 4 ans à plus de 46 ans dans les sols. De part leur taille, les particules du produit ne restent pas concentré sur l’espace pulvérisé et que les dites particules en suspension dans l’air, se retrouvent transportés par les vents ou dans les courants océaniques contribuant ainsi à sa dispersion jusqu’à des endroits éloignés (Antarctique par exemple). La propagation à longue distance du chlordécone a été faite à partir de ses propriétés physico-chimiques. Du fait de sa nature le Chlordécone est facilement absorbé par l’organisme et s’accumule dans ce dernier en cas d’exposition prolongée.  Les effets sur l’Homme ne cessent de se vérifier depuis plusieurs années, récemment (Juin 2010) un rapport de l’INSERM fait un lien scientifiquement prouvé  entre Chlordécone et cancer de la prostate.

Les autres produits et leurs effets

On parle très souvent du problème posé par le Chlordécone, en oubliant de citer les autres produits tout aussi dangereux tels que le Paraquat, le Perchlordécone, la Dieldrine, le DDT. Pour ceux qui n’auraient pas compris, le Paraquat continue à agir 70 ans après son utilisation. Et le Chlordécone 150 ans ! Il faut bien que chacun comprenne que l’utilisation du produit ne s’est jamais limitée aux seules plantations. N’importe qui pouvait se procurer du Chlordécone, du Perchlordécone ou du Paraquat chez les importateurs. C’est dire que, sans en connaître la vraie nature et donc la toxicité, les habitants les ont utilisés dans leurs petits jardins créoles ou dans leurs maisons (pour tuer les rats par exemple).

         La Martiniqueest polluée par plus d’une centaine de pesticides : 78 pour les insecticides, acaricides et nématicides ; au moins 47 pour les fongicides ; et 40 concernent des herbicides. Les îles (1100 km² pour la Martinique, 1780 km² pour la Guadeloupe) sont de façons générales beaucoup plus vulnérables à l’utilisation des pesticides que les continents, car les pesticides s’accumulent de façon rémanente dans les sols sur un territoire ayant une surface limitée. Il peut en résulter, comme l’a souligné l’Appel de Paris*, des effets sanitaires « concentrés », tels qu’une baisse de la fécondité, l’apparition de troubles du développement chez les nouveau-nés, la survenue de cancers et de maladies du système nerveux dans le cadre de toxicités chroniques, etc….

La pollution de l’eau et des sols, en raison de l’exiguïté des territoires peut avoir un retentissement très grave sur l’agriculture, ainsi que sur l’alimentation et finalement la santé des populations, et cela d’autant plus que l’île est éloignée de la Métropole, que les effectifs des populations sont faibles et que la pollution est difficilement réversible. Lorsqu’on parle d «empoisonnements concomitants », il faut que l’on comprenne que tous ces produits (Mocap,Képone,Gramoxone,Dieldrine), ont été utilisés en même temps et pendant les mêmes périodes. C’est-à-dire que la Martinique et la Guadeloupe ont subi un véritable bombardement chimique pendant près d’un demi-siècle :

 

à Chlordécone contre le charançon,etc… 

à DDT, 

à  Dieldrine contre la fourmi-manioc,etc… 

à  Paraquat pour tuer les mauvaises herbes etc… 

Ce qui veut dire que nos sols, nos rivières, nos nappes phréatiques et nos rivages ont accumulé des tonnes et des tonnes de poisons de toutes sortes et que l’eau que nous avons bu à notre robinet pendant tout ce temps, par exemple, comportait un cocktail explosif de DDT, chlordécone, perchlordécone, Dieldrine et autre Paraquat. Il s’agit donc non pas d’un empoisonnement, mais d’un multi-empoisonnement.

Pourquoi l’utilisation de produits que l’Etat, les Békés et les Chambres d’Agriculture savaient nocifs n’a-t-elle pas été contrôlée et encadrée ?La réponse ne fait pas l’ombre d’un doute : aux Antilles, on bénéficie de plus « grandes largesses ».Ainsi, l’eau de la source « Bod Lanmè », à Basse-Pointe, possède un taux de Chlordécone…44 fois supérieur à la norme autorisée. Ces empoisonnements massifs et concomitants doivent être identifiés.

 

Produit Phytosanitaire : produit utilisé pour soigner ou prévenir les maladies des organismes végétaux. Les phytosanitaires font partie de la famille des pesticides, elle même englobée dans la famille des biocides.  

 

Acaricide : produit  ayant la propriété de tuer les acariens

 

Fongicide : produit phytosanitaire conçu exclusivement pour tuer ou limiter le développement des champignons parasites affectant  les végétaux.

 

Appel de Paris : Le 7 mai 2004 à l’UNESCO se sont réunis, dans une même volonté, des scientifiques internationaux de renom, des médecins, des représentants d'associations environnementales, lors du colloque « CANCER, ENVIRONNEMENT ET SOCIETE » organisé par l’ARTAC. De cette union entre scientifiques et organisations non gouvernementales est né l’Appel de Paris, déclaration historique sur les dangers sanitaires de la pollution chimique.

 

Liste des produits incriminés

Le paraquat [Gramoxone],  Bien que très toxique, pour son faible coût et sa facilité d'utilisation, il sert en agriculture, floriculture et dans certains boisements à désherber ou préparer le sol pour une centaine de cultures de céréales (maïs, blé, orge, seigle, riz..), de (pomme, orange, banane), de plantes destinées à la fabrication de boissons (café, thé, cacao) et des cultures traitées (coton, huile de palme, canne à sucre ). Il vise à protéger les semis contre la concurrence d'un large éventail de plantes dites nuisibles.L’organisation Mondiale  de  la  Santé  (OMS)  le  désigne  comme  l’un  des  produits  chimiques  les  plus dangereux  au  monde.  Des  études  ont  montré  qu’une  exposition  continue  au  produit  peut entraîner des  lésions aux  reins et du  système nerveux, des cancers ou de  la  stérilité. Devant ses  méfaits  la  Banque  Mondiale  envisage  d’interdire  l’utilisation du  paraquat  sur  les exploitations  agricoles  qu’elle  finance  en  Amérique  centrale !  De  fait  le  paraquat  est  déjà interdit dans sept pays.

 

LE  DDT : premier insecticide moderne, développé au début de la Seconde Guerre mondiale. Il fut utilisé avec beaucoup de succès aussi bien militairement que civilement dans la lutte contre les moustiques transmettant le paludisme, le typhus, ainsi que d'autres insectes vecteurs de maladies, et également comme insecticide agricole.

 

LA Dieldrine : insecticide organochloré qui a été utilisé comme une alternative au DDT. On a découvert que c'est une substance hautement toxique pour les organismes aquatiques et très persistante dans le milieu naturel. En outre, elle provoque également de sérieuses intoxications chez l'homme. Son utilisation doit donc rester aussi limitée que possible.

 

SOURCES :

*Rapport du Comité d’étude des polluants organiques persistants (2006,ONU)

*Techno-sciences

*Wikipédia

Liens internet :

Par caonabo - Publié dans : Ecriture
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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /Déc /2009 23:49
 « Approuvez-vous la transformation de la Martinique (ou de la Guyane) en une collectivité d’outre-mer régie par l’article 74 de la Constitution, dotée d’une organisation particulière tenant compte de ses intérêts propres au sein de la République  ? » Le 10 janvier 2010 cette question sera posée aux martiniquais qui répondront dans les urnes par OUI ou par NON

La dernière ligne droite avant la consultation de la population le 10 janvier 2010 à propos d'une évolution du statut de la Martinique dans le cadre de l'art.74 de la constitution ou du maintien du département dans le cadre de l'art.73, semble raviver les flammes. Pourtant, des sondages montrent encore qu'un nombre important de personnes restent encore indécis à propos d'un vote qui risque de changer radicalement l'avenir de l'île. En tout cas, il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de le tuer! La campagne officielle ayant enfin débutée, les partis du OUI comme les partis du NON à l'art.74 font plus d'efforts pour rassembler les bulletins dans leur camp. Il est bon de rappeler qu'à la sortie du congrès du 18 juin 2009, une majorité de partis politiques souhaitait une évolution institutionnelle. En effet, bien que certains sont revenus sur leur choix, on peut noter qu'il y a une grande majorité des partis politiques en faveur de l'évolution institutionnelle dans le cadre de cet art.74.
Entre ceux qui craignent de voir la Martinique délaissée par la France, ceux qui craignent l'indépendance, ceux qui voient dans le 74 un tremplin pour l'indépendance, ceux dont les comportements frôlent le fanatisme, faudrait croire que l'ensemble de la population se retrouve face à un sujet qu'elle ne maîtrise pas totalement sinon pas du tout! On se croirait en 1993 a voté le traité de Maastricht alors qu'on ne comprenait rien à toute cette histoire! Or l'enjeu de cette consultation est d'une importance capitale. Selon les propos que j'ai eu l'occasion d'entendre, certains basent vraisemblablement leurs stratégies sur la peur (dans les deux camps).
Si le NON l'emporte une nouvelle question sera posée à la population pour savoir si elle veut garder les collectivités actuelles (région/département) ou si elle opte pour une assemblée unique qui bénéficierait de plus de compétences dans certains domaines. Mais si le OUI est majoritaire, un processus sera déclenché pour que le parlement fasse émerger une loi organique qui définira l'organisation de la nouvelle collectivité.
Les mouvements sociaux de février ont révélé un certain nombre de problèmes, de malaises et ont sans doute laissé paraître un mal-être dans la population. Mais ils ont aussi, me semble t-il,soulevé la question de l'efficacité de nos élus ainsi  que celle des responsabilités de la population. Alors, on peut se poser d'autres questions: "Sous le 74 comme on dit vulgairement, les élus pourront- ils mieux gérer les affaires du peuple martiniquais pour éviter les abus? Sous le 73, n'y a t-il pas des possibilités de travailler pour l'intérêt du peuple?"
Je pense sincèrement en l'état actuel de mes connaissances, considérant que les deux articles ont leurs avantages et leurs inconvénients, qu'ils importent peu face au travail que l'on doit effectuer et à la prise de conscience EFFECTIVE de la population sur un réel changement des mentalités et donc des comportements afin de faire avancer les choses. Il est aussi important que les politiques appliquées par la France dans les départements mettent définitivement de côté la stigmatisation des peuples d'Outre-mer(bien que difficile, je peux comprendre). La gestion des départements et territoires d'outre-mer par les gouvernements français a toujours été lamentablement baclée! Quoiqu'il en soit rien ne se fait sans le TRAVAIL, le travail efficace, le travail de tous! Il ne faut pas uniquement agir pour soit et pour sa famille, on doit systématiquement penser aussi à l'intérêt général.  S'aimer,aimer son département (oui, la martinique est un département pas un pays; c'est important de bien définir les choses pour nos enfants! Fort-de-France est un chef lieu pas une capitale!); aimer sa culture, ses traditions,  aimer vivre dans son île,  est un moteur pour faire de nos enfants des acteurs de leur destin. J'en profite pour ouvrir une petite parenthèse pour presque supplier certains adultes d'arrêter de dire du mal de la jeunesse car la douleur des coups peuvent passer mais la force des mots peut laisser une douleur qui ne passe jamais et ainsi désarmer nos enfants de toute confiance, de tout dynamisme, de tout espoir!
Alors, ce travail que j'évoquais plus haut doit se faire à différent niveau, dans l'éducation des enfants, dans la lutte contre l'illettrisme, le traitement des déchets, la bonne gestion par nos élus de nos affaires! le respect de l'autre, le respect des règlements, du code de la route, la discipline etc...Je paraïs naïf je sais, mais je suis sûr qu'en faisant attention aux "petites" choses essentielles de la vie, on peut se créer un lendemain meilleur. Et, peut être qu'un jour je verrai plus de personnes sourire, rire dans les rues de Fort-de-France et des autres communes du département où de ce que ce sera après le 10 janvier 2010.

Oui, je sais ce n'est pas simple, mais qui a dit que les choses devraient être simples?


Article 73 : "[Entrée en vigueur dans les conditions fixées par les lois et lois organiques nécessaires à leur application (article 46-I de la loi constitutionnelle n° 2008-724 du 23 juillet 2008)] Dans les départements et les régions d'outre-mer, les lois et règlements sont applicables de plein droit. Ils peuvent faire l'objet d'adaptations tenant aux caractéristiques et contraintes particulières de ces collectivités.
Ces adaptations peuvent être décidées par ces collectivités dans les matières où s'exercent leurs compétences et si elles y ont été habilitées, selon le cas, par la loi ou par le règlement.
Par dérogation au premier alinéa et pour tenir compte de leurs spécificités, les collectivités régies par le présent article peuvent être habilitées, selon le cas, par la loi ou par le règlement, à fixer elles-mêmes les règles applicables sur leur territoire, dans un nombre limité de matières pouvant relever du domaine de la loi ou du règlement.
Ces règles ne peuvent porter sur la nationalité, les droits civiques, les garanties des libertés publiques, l'état et la capacité des personnes, l'organisation de la justice, le droit pénal, la procédure pénale, la politique étrangère, la défense, la sécurité et l'ordre publics, la monnaie, le crédit et les changes, ainsi que le droit électoral. Cette énumération pourra être précisée et complétée par une loi organique.
La disposition prévue aux deux précédents alinéas n'est pas applicable au département et à la région de La Réunion.
Les habilitations prévues aux deuxième et troisième alinéas sont décidées, à la demande de la collectivité concernée, dans les conditions et sous les réserves prévues par une loi organique. Elles ne peuvent intervenir lorsque sont en cause les conditions essentielles d'exercice d'une liberté publique ou d'un droit constitutionnellement garanti.
La création par la loi d'une collectivité se substituant à un département et une région d'outre-mer ou l'institution d'une assemblée délibérante unique pour ces deux collectivités ne peut intervenir sans qu'ait été recueilli, selon les formes prévues au second alinéa de l'article 72-4, le consentement des électeurs inscrits dans le ressort de ces collectivités."


Article 74
:" Les collectivités d'outre-mer régies par le présent article ont un statut qui tient compte des intérêts propres de chacune d'elles au sein de la République.
Ce statut est défini par une loi organique, adoptée après avis de l'assemblée délibérante, qui fixe :
- les conditions dans lesquelles les lois et règlements y sont applicables ;
- les compétences de cette collectivité ; sous réserve de celles déjà exercées par elle, le transfert de compétences de l'État ne peut porter sur les matières énumérées au quatrième alinéa de l'article 73, précisées et complétées, le cas échéant, par la loi organique ;
- les règles d'organisation et de fonctionnement des institutions de la collectivité et le régime électoral de son assemblée délibérante ;
- les conditions dans lesquelles ses institutions sont consultées sur les projets et propositions de loi et les projets d'ordonnance ou de décret comportant des dispositions particulières à la collectivité, ainsi que sur la ratification ou l'approbation d'engagements internationaux conclus dans les matières relevant de sa compétence.
La loi organique peut également déterminer, pour celles de ces collectivités qui sont dotées de l'autonomie, les conditions dans lesquelles :
- le Conseil d'État exerce un contrôle juridictionnel spécifique sur certaines catégories d'actes de l'assemblée délibérante intervenant au titre des compétences qu'elle exerce dans le domaine de la loi ;
- l'assemblée délibérante peut modifier une loi promulguée postérieurement à l'entrée en vigueur du statut de la collectivité, lorsque le Conseil constitutionnel, saisi notamment par les autorités de la collectivité, a constaté que la loi était intervenue dans le domaine de compétence de cette collectivité ;
- des mesures justifiées par les nécessités locales peuvent être prises par la collectivité en faveur de sa population, en matière d'accès à l'emploi, de droit d'établissement pour l'exercice d'une activité professionnelle ou de protection du patrimoine foncier;
- la collectivité peut participer, sous le contrôle de l'État, à l'exercice des compétences qu'il conserve, dans le respect des garanties accordées sur l'ensemble du territoire national pour l'exercice des libertés publiques.de la constitution.
.."




Par caonabo - Publié dans : politique
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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /Nov /2009 18:40
Titre ironique mais qui révèle quand même certaines réalités. Enfin, pour plus de réserve je dirai par pléonasme: mes réalités à moi en tout cas! Licenciements, fermetures d'usines, crise financière, crise économique, crise politique? crise de la démocratie? Dubaï qui tombe! de nouveaux types de voleurs apparaissent, des gens "honnêtes" jusqu'à la preuve du contraire, acclamés par des millions d'internautes pour leurs exploits; des Robin des bois modernes et parfois même des Zorro! des hommes de pouvoir qui sont censés montrer le bon exemple dans l'esprit de beaucoup défilent devant les juges, des martyres du système capitaliste tous ces gens qui se suicident après un licenciement? EST-CE BIEN UNE CRISE? La "MAIN NOIRE" semble s'abattre sur tous les "CHEAT IT" et ceux qui s'enrichissent à outrance au détriment de beaucoup de personnes, de choses et de valeurs.
Pour reprendre mon sérieux, en cette fin d'année 2009 bien que beaucoup nous prédisent un retour à cette sacro-sainte croissance, moi je n'y vois que dalle! et vous? Je n'ai rien pour le prouver, pas de sondage, pas de statistiques mais je suis certain que beaucoup de personnes se rongent les ongles en pensant à l'avenir. Alors, le capitalisme aurait-il atteint ses propres limites? Est-ce l'heure de rendre des comptes, de faire le bilan des biens faits et des nombreuses perversions qu'a entraîné la recherche du profit dans le monde? Alors peut-être que le capitalisme est bon, mais pas certains hommes qui en abusent, notamment en mettant en place d'autres formes d'esclavages, en trompant les citoyens, en brisant des familles, en provoquant des guerres fratricides, en empoisonnant l'environnement, en méprisant les droits de l'homme, en...
Je viens ici faire parler mon coeur, je n'essaye même pas d'écrire un texte soutenu et rentrer dans les détails des choses. Je ne suis après tout qu' un "citoyen moyen" comme disent certains journalistes prétentieux pour se moquer de l'intelligence des gens qu'ils estiment sans culture. Ces journalistes qui détiennent en fait la clé de notre vision du monde, qui peuvent nous faire aimer POLANSKI et détester HENRY.
Après tout c'est le libéralisme! on pense ce qu'on veut, on fait ce qu'on veut! on est beau, on est fort! patati et patata! on rejette les valeurs de nos parents qui sont démodées, ce qui compte uniquement c'est l'argent!

"Grand merci aux auteurs des caricatures et de la photo que j'ai utilisé!"(Tirées d'un moteur de recherche).

Par caonabo - Publié dans : coup de gueule!!!
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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /Oct /2009 19:16
           Depuis la traduction en créole "Gran kannal-la" (Astérix) de GOSCINNY et UDERZO, Caraïbéditions à renouveler l'expérience avec ses partenaires. Il m'a semblé assez opportun de faire ou refaire une petite présentation de ces éditions vu que le 6ème festival international du livre et de la bande dessinée de Saint-Denis approche à grand pas (du 6 au 13 décembre 2009). Une façon pour moi de remettre à l'honneur les oeuvres originales avant tout et tenter de faire une sorte de promotion (rires)de ma langue vernaculaire, le créole. A l'heure ou l'on parle de numérisation, de disparition du livre tel qu'on le connait, je prends de plus en plus goût à lire et à tenir un "bon vieux bouquin" entre mes mains. Rassurez-vous, je ne suis pas conservateur à ce point, il m'arrive aussi de lire des livres numériques gratuits (les classiques)sur internet. Mais ceux qui le vivent comme moi savent comment c'est bon de tenir un bouquin neuf entre les mains, de humer les pages et d'avoir envie de le dévorer (au sens figuré biensûr) très vite! Ils savent aussi avec quel entousiasme on peut relire une oeuvre de sa bibliothèque dont les pages jaunies nous rappellent de bons moments.
La BD en créole est pour moi une façon originale de présenter les créoles (Martiniquais, Guadeloupéen, Guyanais, Réunionnais, etc...) au monde et à nous même qui le parlons plus que nous l'écrivons. Je trouve d'une part que c'est une forme de défit dans le sens ou l'oeuvre humoristique  que constitue généralement une bande dessinée (en tout cas celles qui ont été traduites récemment), s'établit sur l'humour relative à la culture d'origine de l'auteur, ce qui est évident. Ceux qui n'auraient pas appréciés Astérix en français pourraient éventuellement l'aimer en créole! Alors, les traducteurs ont-ils cherché à retranscrire cet humour en créole, ou ont-ils tenté en respectant l'esprit de l'oeuvre originale biensûr, une adaptation relative aux cultures créoles? J'avoue au passage que "gran kannal la" ne m'a pas du tout convaincu, je n'ai pas réussi à rire en lisant le volume en créole, surtout que je n'étais pas du tout d'accord avec certaines traductions. Il faut dire que "Le grand fossé" le titre original ne fait pas parti des plus comiques d'Astérix selon moi. Par contre, "Astérix chez Rahàzhade" fait bien parti des plus comiques de GOSCINNY. je n'ai pas encore lu la traduction mais j'espère qu'elle sera à la hauteur de la version originale. Déjà un bémol, le traducteur a changé le nom de la jeune princesse indienne en passant de "Rahàzhade" à "Razade". Si c'est une adaptation je ne vois rien en créole qui justifierait le "Razade", mais ce n'est que mon avis, les noms de devraient pas être modifiés.
D'autre part, le créole qui est souvent vu par beaucoup d'entre nous aux Antilles et peut-être ailleurs, comme un dialecte vulgaire, grossier, est-il porteur d'un humour particulier au regard du monde? Les traductions favorisent-elles une meilleure appréciation du créole et permettent-elles un nouvel engouement pour la lecture, voir pour une relecture des oeuvres, dans les espaces créolophones?
On pourrait me demander pourquoi j'en fais tout une histoire alors que la traduction d'une oeuvre n'a rien de particulier.Tintin a été traduit dans de nombreuses langues, régionales, Astérix etc...Seulement, lorsqu'on connait son histoire et l'histoire de sa langue il est bon de dire que l'autorisation donnée pour la traduction des oeuvres en créole montre que les créoles sont en train d'occuper un espace culturel spécifique dans le monde alors que beaucoup paradoxalement, ne considèrent pas leur langue vernaculaire. Fort est de constater que ces travaux de traduction rentre dans le cadre de la défense des identités régionales même si ce n'est pas forcement un des objectifs des traducteurs, ni de l'éditeur. Pour Tintin par exemple, il y a eu cette volonté politique (il faut appeller un chat un chat), au travers des traductions en langues régionales qui tout comme le créole restent plus parler qu'écrite: breton et occitan pour la France; catalan et basque pour l'espagne dans un premier temps. Ensuite, en alsacien en corse etc...Maintenant, je crois qu'une production réelle d'ouvrage en créole serait une deuxième étape essentielle pour élargir le champ des lectures créoles et un moyen d'exporter nos valeurs, notre culture, notre HUMOUR !(au travers des BD). En parlant d'humour antillais, je ne cesserai de vous encourager à lire ou relire la BD de DELSHAM et ABEL: "Le retour de Monsieur Coutcha"aux éditions M.G.G, si vous le trouvez! (pas facile...)
BONNES LECTURES et VIVE LE LIVRE!

Astérix "Gran kannal la", GOSCINNY et UDERZO, paru en février 2008

Titeuf "Chimen lavi", Zep, paru en août 2008

San Pié-Flanbwayan an, AUCLAIR/MIGEAT, paru en février 2008


"Tintin ek sé picaros-la", HERGE, paru en janvier 2009

"Astérix la kaz razade", GOSCINNY et UDERZO, paru en septembre 2008

Lé prof"Tablo nwè", PICA /ERROC, paru en octobre 2009

Par caonabo - Publié dans : Ecriture
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Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /Mai /2009 01:27

                               Depuis plusieurs jours les pluies arrosent généreusement l'île alors que la période de sécheresse n'est pas encore terminée (Carême). Ce matin du 05 mai 2009, les pluies se sont intensifiées vers les 3h00 et là ont commencé les dégâts. Des inondations incroyables au Lamentin, Saint-Esprtit est sinistré, Sainte-Marie dans le Nord Atlantique connaît d'énormes difficultés (inondations, glissements de terrain, et un mort surpris par les eaux). La ville du François est aussi très touchée mais aussi les villes telles que Gros-Morne, Vert-Pré, qui ont connu de sérieux glissements de terrain. Routes coupées, des populations isolées du reste du département! Pourtant, ce n'était que de simples pluies. La Martinique était entrée rapidement en alerte orange ce matin. On compte deux morts, à Sainte-Marie et au Saint-Esprit. 150 familles sont sinistrées et plusieurs entreprises sont touchées par les eaux. Au Macouba il n'y a rien à signaler, pas de dégâts, pas d'inondation ni d'habitations détruites à cause des glissements de terrain.

Les spécialistes disent qu'avec le réchauffement climatique, ce genre de phénomène,(fortes pluies concentrées dans un petit espace) va se multiplier à l'avenir. Il semble aussi que le déboisement effectué pour bâtir des structures en béton reste une cause aussi importante de cette catastrophe. Beaucoup de maisons, non! la plupart des maisons sont construites sur des terrains accidentés, ou dans le lit majeur des rivières, si violentes en période de crue. Il existe aussi une mauvaise gestion des canaux qui évacuent  des eaux qui arrivent trop vite dans les cours d'eau et creusent les fonds. Il faut donc repenser totalement notre mode de développement, d'autant plus qu'on est sur une île, l'urbanisation doit être mieux gérée pour un si petit espace. N'oublions pas que la Martinique ne couvre que 1100km² pour 400 000 hab actuellement, ce n'est qu'une poussière à l'échelle de la Terre. L'homme détruit les équilibres naturelles et ensuite il s'étonne de l'adaptation violente parfois de cette nature. On a du mal à comprendre, on a un regard impérialiste du monde je crois; on pense peut-être se trouver au dessus de tout, on pense pouvoir tout soumettre à nos désirs. Mais il n'y a pas Homme par là et Nature de l'autre côté, l'Homme fait partie de la nature!donc il doit se soumettre à elle, la respecter. Parfois je me dis que si DIEU peut faire des erreurs, la plus énorme ce serait d'avoir attribué à l'Homme une intelligence sans contrôle. Et en même temps, si je me réfère à la théorie de l'évolution, nous serions le fruit d'une erreur de la nature elle même! Bref


Lamentin aéroport
Le François!

Le Vert-Pré!
Sainte-marie! un homme décède dans cette twingo

 

  Les photos sont tirées du site "douvan jou" d'rfo, images envoyés par la population le jour même, donc thanks aux auteurs.

Par caonabo - Publié dans : Evènements
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Samedi 25 avril 2009 6 25 /04 /Avr /2009 19:06

Toute la Martinique a mis à l'honneur notre grand poète et écrivain Aimé CESAIRE décédé l'an dernier. Sa mort avait provoqué beaucoup d'émotions, notamment au sein de la population foyalaise (de Fort-de-France) qui reconnaît son travail en tant que poète-écrivain et aussi en tant que maire de Fort-de-France (1945-2001) pendant 56 ans! C'est à se poser des questions sur le dynamisme de la population et le travail de CESAIRE! En avril 2008, plusieurs personnalités avaient fait le déplacement pour rendre hommage à cette homme que beaucoup reconnaissent comme père de la Martinique et pas seulement de la négritude.
















Je reconnais le travail de CESAIRE et je reste aussi fier que les autres qu'un homme de la Martinique soit reconnu au niveau mondial pour son oeuvre et respecté par  de  grands intellectuels. D'autant plus qu'il est né en 1913 à Basse-Pointe, à moins de 5 km de Macouba, ma commune d'origine. Toutefois, je garde aussi des réserves surtout pour ses actions politiques. Je ne suis pas non plus un fervant lecteur de CESAIRE, je n'ai lu que "le roi Christophe", "Discours sur le colonialisme" et "Cahier d'un retour au pays natal" que je n'ai que survolé. Actuellement on observe un élan vers les écrits de CESAIRE néanmoins, pendant longtemps on avait l'impression que ses écrits nous passaient au-dessus de la tête parce-que les plus âgés nous disaient souvent : "on ne comprend rien dans ce qu'il écrit". Ainsi, on avait du mal à aller vers ces écrits. Et pourtant, on lisait du BAUDELAIRE, du VERLAINE, du RIMBAUD etc... et on comprenait! Les professeurs étaient là pour nous faire décrypter les messages! Mais dans le programme scolaire il n'y avait pas de CESAIRE...De toutes les façons on nous apprenait inconsciemment à nous rejeter nous même, nos parents, nos voisins, les profs, les politiques...

Le 23 avril 2009, l'académie de la Martinique a lancé une opération dans toutes les écoles pour rendre hommage au poète: "PAROLES DUES A AIME CESAIRE". Il s'agissait "de marquer le souvenir du poète par un acte libre d'écriture"; ce fut un beau succès.


(Les photos sont tirées d'un moteur de recherche, thanks aux auteurs)

Par caonabo - Publié dans : Evènements
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Mardi 21 avril 2009 2 21 /04 /Avr /2009 01:18
On se rappelle bien de cette trilogie qui a marqué le cinéma de son empreinte indélébile: Matrix. Réalisé par Larry et Andy Washowski en 1998 pour le premier et en 2002 pour le "reloaded" et le "révolution".  Matrix met en scène deux mondes: un monde virtuel qui est désormais sous le contrôle des robots et des ordinateurs qui cultivent les hommes, et un monde "réel"ou règnent les machines et le chaos, là où survivent quelques hommes ayant réussit à s'échapper (vraisemblalement) de cette matrice (matrix). Les hommes cultivés sont branchés à la matrice (un programme), ils vivent virtuellement en pensant vivre une vie réelle mais tout est façonné, contrôlé, programmé! ).
Vous penserez probablement que je délire, mais parfois et peut-être même fréquemment depuis la dite crise économique mondiale, n'avez vous pas l'impression de vivre dans un monde "irréel" (une matrice) quand on nous fait croire des choses fausses, qu'on nous inculque des valeurs pour mieux nous contrôler, en claire qu'on nous mente et qu'on nous utilise! Pour quoi? Je dirai, pour le pouvoir et l'argent. On pourrait se croire libre parce-qu'on n'est pas derrière des barreaux et pourtant je pense que notre liberté est  une sorte d'illusion. Beaucoup de personnes pensent décider de toutes les choses qu'elles veulent réaliser dans leur vie mais si on regarde bien, on est tous amené à faire globalement les mêmes choses; est-ce vraiment cela la liberté cette standardisation de nos vies? aller à l'école, travailler, avoir une femme, acheter une voiture, acheter ou construire une maison, et enfin, quand tout a été fait, on se paye une croisière!  En tout cas, il semble qu'une grande majorité de personnes aspirent à tout cela. Bref, je dis les grandes lignes et chacun peu mettre dans son ordre. Là, il me semble que c'est le tableau de bord de tout ceux qui ont bien appris leur leçon. En claire, j'ai souvent l'impression que tout le monde fait pareille parce que le système nous contraint à respecter une certaine ligne. Si on fait autrement lalors on parle d'exclusion. La réalisation de tout cela apporte t-elle réellement le bonheur à tout un chacun? Il semble que les élites, les organisations internationales, les banques, les états et autres, par des moyens divers nous poussent à travailler sans épanouissement personnel, juste pour gagner de l'argent, pour se réaliser dit-on, réussir? Mais on voit bien qu'on ne travaille plus pour vivre mais le contraire. Tous les jours le même train train pour acquérir des biens en espérant être mieux mais au final ça ne s'arrête jamais et on n'est jamais satisfait de rien, on veut toujours plus. Malheureusement, beaucoup d'entre nous passent à côté de petites choses simples de la vie qui auraient pu apporter un vrai bonheur. Tout est fait pour nous abrutir, pour nous empêcher de réfléchir, et quand on réfléchit c'est toujours par rapport à un mode d'emploi (la méthode!), où est la liberté? On nous parle de démocratie, quelle démocratie? celle qui nous caresse dans le sens des poils pour nous faire les mêmes choses que la dictature! "Gouvernement par le peuple, pour le peuple" c'est fou quand on voit que le peuple français n'a qu'à fermer sa gueule face aux décisions du président et de son gouvernement. C'est fou comme l'ensemble des peuples du monde se trouve en-dessous des priorités de ceux qui contrôlent et qui négocient tout pour le pouvoir. On nous inculque des valeurs qui ne valent rien, des valeurs qui flottent dans une eau d'hypocrisie, celle-là même qui nous présente le vice sur un plateau et par le biais de la dite justice nous dis:"non, non, il ne faut pas y toucher". Du style, je te présente des tonnes de cigarettes pour faire mon beurre (je m'en fout de ton cancer) mais ne fume pas (fumer tue!). Je négocie avec les trafiquants de drogue en haut lieu, mais non...ne te drogue pas et ne vends pas de drogues!  J'ai des armes à vendre pour toi, cela te permettra d'avoir un avantage sur tes adversaires mais non...je te les vends mais il ne faut surtout pas les utiliser!
Par ailleurs, la propriété qui a toujours été tant mis en avant dès 1789 n'est qu'une illusion pour le "simple "citoyen, celui qui va travailler tous les jours pour que l'argent s'évapore comme l'éther sous les charges à payer. Un homme ou une femme achète un terrain, construit sa maison, acquière la propriété dit-on, mais quelle propriété puisque le terrain acheté ne lui appartient pas réellement, sinon il/elle n'aurait pas à payer la taxe d'habitation, taxe foncière et je ne sais! Donc pour jouir pleinement et surtout tranquillement de ses biens il faut travailler, investir, s'ENDETTER! Les banques nous rendent esclaves de notre endettement. Cette exemple montre comment on est réduit à un état de fourmis. Nos vies semblent appartenir à un système pourrit par un capitalisme exagéré, qu'à nous même. La mise en concurrence des individus dépasse le cadre du travail et pousse à l'individualisme, un individualisme qui nous pousse à faire plus, à nous surpasser (travailler), pour quoi? Des outils sont mis à notre disposition, la télévision, les médias, les magazines people, pour créer des besoins, des envies, que certaines personnes prennent pour des rêves. On nourrit notre individualisme en nous rendant de plus en plus sédentaire: pc, blog, les espaces sociaux, home cinéma etc... La matrix, voilà pourquoi on compte autant de problèmes sociétaux , parce-qu'on se repose sur des choses invraisemblables, des mensonges...pour l'enrichissement et le pouvoir et le grand bien d'un petit nombre. Ceux qui entretiennent la matrice pour vivre le luxe sur nos têtes et réaliser leur dessein. Et le pire c'est qu'on joue le jeu...après tout, que peut-on y faire? En tuant l'espoir les Hommes deviennent beaucoup plus fragiles.

Par caonabo - Publié dans : Ecriture
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Vendredi 10 avril 2009 5 10 /04 /Avr /2009 00:21
Les chansons de MONA ont marqué profondément mon enfance alors que je courais dans le vieux chemin de Nord-Plage avec mes amis. Ecouter du MONA aujourd'hui me renvoie directement à cette époque de ma vie ou l'on n'avait pas encore intégré toute cette "occidentalité" dans nos vies. Je veux dire qu'avec du recul, je trouve qu'on a perdu beaucoup de notre originalité martiniquaise, ces petites choses que je ne peux expliquer qui font qu'on est soi-même. Pendant mon enfance, on gueulait du MONA toute la journée, en pêchant des écrevisses, des poissons, sur la plage, lors des chasses aux lézards. Tous, on pouvait au moins chanter les refrains et une bonne partie de ses chansons.
MONA était un artiste martiniquais né au Vauclin qui a réussi à mêler de façon admirable des instruments de notre tradition (tambour, ti-bwa, chacha) avec des instruments modernes (guitare, clavier) et parallèllement il accordait des rythmes d'ici à d'autres rythmes de la caraïbe et de l'Amérique (blues). Je pense que MONA a toujours été apprécié des populations de campagne car elles se retrouvaient dans l'expression artistique d'Eugène. Quand je le voyais sur scène pied nu avec sa flûte en bambou, ses dents blanches qui jaillissaient presque de sa peau noire, je voyais un artiste proche de moi, un homme des campagnes, un travailleur qui avait sans doute subit les mêmes misères que mes proches. Je voyais un nègre! dans le sens de la force, de la virilité, de la douleur, de l'amour, de la spiritualité. Et...j'entendais une voix, puissante! qu'il utilisait pour dénoncer les injustices (bwa brilé), défendre le patrimoine dans toute sa dimension, pour parler de la société et de la politique (ma maman m'a dit/ mi mwen mi wou), mais aussi pour une quête de spiritualité qu'il nourrissait sans doute au contact de la nature (Energie vibration positive). Ce chanteur de musique dite traditionnelle nous a laissé des chansons que j'écouterai toujours: bwa brilé, ma maman m'a dit, gérié-gérièz!, doudou ménar, mi bach, face à face etc...

De son vivant MONA n'a pas eu autant de succès que dans sa mort. Max RANSAY l'avait reproché au public martiniquais sur scène et il avait raison. Aujourd'hui beaucoup de personnes tentent de se réapproprier du MONA Eugène, à l'heure ou l'on observe une tentative de retour vers une Martinique (authentique). Beaucoup massacrent également ces chansons, d'autres se prétendent héritiés de MONA. Que ne ferait l'homme pour se faire remarquer 5 minutes! C'est facile de s'approprier le travail d'un mort pour se faire une certaine notoriété: MONA par-ci, MONA par-là! pareille pour CESAIRE. Pffff! du marqueting, rien de sincère (dès qu'on en fait trop). Je me rappelle que nombreux étaient ceux qui trouvaient l'artiste grossier parce-qu'il n'avait pas honte d'être lui-même, dans la vie et sur scène. On l'oublie peut-être mais ce fut un temps ou les martiniquais rejetaient tout ce qui était noire! Ce que recherchait tout un chacun c'était de se rapprocher de la couleur blanche. Je n'invente rien! et...je me demande si cet héritage de l'époque esclavagiste ne travaille pas toujours les mentalités (question-réponse, lol!). Moi-même j'ai subi un racisme violent d'autant plus qu'il venait de noirs comme moi-même, mais moins foncés que moi, hum! j'en rigole aujourd'hui mais ça me plantait un couteau dans le coeur au lycée. La mère de la première fille que j'ai aimé (elles étaient chabines) ne voulait pas qu'elle fréquente un gars foncé de peau et ses amies du lycée lui rappelaient souvent ma couleur.
Je plains les gens qui se rejetent eux-même avec tout ce qui va avec: couleur, culture, tradition, patrimoine, histoire ect...parce-qu'ils n'existent pas.

Quelques lignes de bwa brilé:

Lè mwen lévé lé maten oh!
Man ka pran bout kod la!
Man ka maré ren mwen pou man ay fè tren mwen é gandé zannimo mwen oh!
i sizè mwen fini, man ka pran gran rou-aaaaaa!
Man ka lévé zyé mwen pou man mandé kouraj a la divinité oh!
Pou'y pé ban mwen an mannyè pou man pasa santi, lanmizè mwen oh, lanmizè mwen...
Bondyé fè mwen pousa! i ba mwen an bwa brilé! i ba mwen anpli san é mwen byen rézistan dapré lé espwatan oh!
etc...ect...
MONA Eugène
Big thanks aux auteurs de ces photos tirées d'un moteur de recherche



Par caonabo - Publié dans : Talents d'ici et d'ailleurs
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